Sa présentation
Cette époque ou tu rencontres celle qui fait battre ton coeur. Du haut de ses deux couettes et sa juppe bondée de pamplemousses harmonieusement tissés, tu contemple avec plaisir, figé mentalement dans de nouveaux rêves à réaliser. Un coup de foudre involontaire, provoqué sans vraiment l'être.
Celle qui te colporte un regard triplant ta fréquence cardiaque, qui met en toi ce regard bête, qui te fait saliver sans que tu t'en rendes compte.
Tu te demandes alors ce qui se passe, toi Héros de la trotinette, Peintre à la gouache réputé, ton coeur de pierre devient plus qu'émotion.
Cette époque ou tu rencontre le prince, pas le bichocco nappé de chocolat, mais le brillant prince. Ce ptit gamin dont l'épiderme est encore vierge de spots.Il a beau être limité par sa taille, mais il émet quelque chose que tu ressens au dessus de tout, le charme.
Aisément tu lui attribues sagement le rôle du Papa, ou encore le Médecin généraliste qui doit déceler des symptômes et en donner aussitot le remède.
Des symptômes semblables, parfois même réciproques, traces de sentiments ensevellis ayant pour barrière la langue et le coeur.
POur ma part les consultations étaient toujours semblables. Le remède quant à lui était pour la plupart du temps buccal. J'effectuais sans cesse
pour toutes sortes de maladies une fouille des amygdales avec pour outil ma langue. Il est temps de soigner, ou de tomber amoureux. Il est surtout temps de le montrer à Elle, c'est toi l'HOmme, a toi le premier pas, n'hésite pas ne tremble pas, ainsi tu t'engages dans le bonheur éternel.
Arrive donc cet instant ou tu t'approches de la Patiente, les battements cardiaques s'opérant plus fréquemment, l'hésitation pèse lourd sur tes deux douces lèvres. Hésitation ou tremblements involontaires, il est temps, temps de toucher l'instant, temps d'une extase mentale.
Tu demeures dans cette indécision propice aux réflexions de ta Patiente, ta réputation est en jeu, ton futur sentimental l'est aussi. Ainsi ta maternelle devient un hopital, tu opères à ma façon.
Tu pose tendrement tes lèvres près des siennes, lui conférant cette confiance incommensurable dont tu disposes, tu fermes violemment tes lèvres et t'éternise dans cette position , perdant toute notion du temps, gardant seulement la notion du sentiment que tu éprouves tant envers cette Merveille.
PUis une incohérence a lieu, une incompréhension de la part de cette Divinité, qui sort de ton cabinet,enfin de ta cabanne anménagée, te laissant seul. Une fraction de seconde pour ressentir son manque, il n'est pas d'Amour qui résiste à l'absence, sensation du manque de l'autre s'impose.
Une faillite sentimentale, le gouffre le desespoir. Cela dit tu aimes, tu as aimé, et malgrés cela t'as montré tel un prodige tes sentiments.
Tendre et courte enfance, tu m'as fait découvrir ce magnifique Amour, celui du bac à sable...
A condition qu'il soit dépourvu de rateaux, laissant sensuellement priorité aux pelles.
chachou990
mercredi 25 mars 2009 12:14